En savoir plus (Attention spoiler)

Reicha et Randon

Une grande partie des lieux ont été modifiés pour les besoins de l’histoire. Il existe cependant une vallée qui m’est très chère. Un coin de paradis bordé de falaises jaunes et ocres. On peut y accéder en empruntant les magnifiques gorges des Gats en passant par Chatillon en Diois. Au bout de quelques kilomètres, un petit chemin forestier grimpe dans la montagne vers le plateau de Reicha. Vous y trouvez un petit hameau en parti en ruine, un plateau légèrement en pente qui domine la région.

Au bout des gorges des Gats, vous passerez par des petits tunnels et débouchez sur la vallée de Glandage (Randon). Le plateau de Reicha et la vallée ont été rapprochés pour les besoins du roman, pourtant il est possible d’emprunter une petite route qui grimpe sur un promontoire d’où vous pourrez admirer toute la vallée. Sur le côté, une stèle indiquait (avant d’être volée) que les habitants de la vallée avaient été sauvé du Choléra. (Et non pas de la peste, je me suis trompé d’épidémie en rédigeant le roman). Le reste n’est qu’invention.

Les maquis

La Drome a connu une activité clandestine très importante durant l’occupation. La bataille du plateau du Vercors ne manque pas d’intérêt et si vous passez par Vassieux-en-Vercors n’hésitez pas à faire un détour par le musée. Vous pourrez aussi voir dans les champs, les carcasses des planeurs utilisés par les allemands.

La malédiction de Lucette et Raoul est entièrement fictive. Pourtant je me suis inspiré d’une histoire survenue un peu plus bas dans la vallée de la Drôme.

Voici le résumé trouvé sur le site : museedelaresistanceenligne.org

« Dans la nuit du 21 au 22 décembre 1943, un groupe résistant de Saillans-Vercheny sabote la voie sur la ligne Livron-Briançon, entre Vercheny et Pontaix.
Ils déboulonnent et ripent les rails sur une longueur d’une centaine de mètres. Vers 7 h du matin, un train de permissionnaires allemands, la machine et 14 wagons, déraille et prend feu à cause de braseros allumés par les soldats pour se préserver du froid. La paille des litières aidant, un wagon citerne d’essence s’enflamme, 14 wagons sont incendiés, provoquant l’explosion des deux wagons de munitions. Douze soldats allemands trouvent la mort dans cette opération. Une quarantaine de blessés sont évacués sur Valence où 7 décèdent. Soit au total 19 morts.
Cinq jours plus tard, le 27 décembre 1943, deux cents Allemands arrivent pour les représailles : ils raflent trois hommes pour chacun de leurs 19 morts, soit 57 hommes pris dans les quatre communes les plus proches, Barsac, Pontaix, Sainte-Croix et Vercheny. Les 57 sont déportés en Allemagne. 38 d’entre eux n’en reviendront pas ou mourront immédiatement après leur libération.
Leurs noms figurent sur les monuments des quatre communes ».

D’après des témoignages, le souvenir de ces déportations a laissé de profondes cicatrices dans ces villages. Certaines familles de déportés reprochent toujours aux résistants d’avoir déclenché les représailles allemandes.  Le fossé entre les familles des déportés et ceux qui y ont échappé n’est lui aussi toujours pas comblé.  Il arrive que lors de disputes entre villageois, l’insulte « collabo » soit encore employée.

La cloche

La cloche de Reicha n’existe que dans mon roman. D’ailleurs personne ne l’a jamais entendu. Il faut reconnaître que depuis qu’elle a échappée au choléra, la vallée de Glandage n’a connu aucune catastrophe. Si vous y passez, n’oubliez toutefois pas de tendre l’oreille et de décamper rapidement si vous entendez son sinistre carillon dans le vent du soir.

Les liens entre la résistance et la pègre

L’histoire de la famille Manuchi est complètement fictive. Je me suis cependant inspiré de plusieurs faits historiques.

La pègre marseillaise (Source Wikipedia)

« L’invasion allemande de 1940 départage les deux clans : alors que les frères Guérini choisissent la Résistance, Carbone et Spirito collaborent avec les occupants. Antoine et Barthélemy dit « Mémé » Guérini espionnent les Allemands, aident les réseaux clandestins, acheminent le matériel parachuté par les Alliés et cachent des soldats britanniques dans les caves de leurs bars. Lors de ces activités souterraines, les deux frères font alors la connaissance de Gaston Defferre, lui aussi engagé dans la Résistance et futur maire de Marseille. Si Mémé reçoit la croix de guerre à la Libération, son frère Antoine doit s’expliquer sur ses relations troubles avec les Allemands au sein de ses établissements nocturne… »

source : Wikipedia

Joseph Joanovici

J’ai aussi été inspiré par l’étonnant parcours de Joseph Joanovici.

Ce juif polonais émigré en France dans les années vingt est devenu ferrailleur à Clichy (banlieue Nord de Paris). En 1940, au moment où les Allemands ont prit le contrôle de la zone nord de la France. Il décida de rester en région parisienne malgré les rafles et devint le principal pourvoyeur des nazis en métaux.  

« Monsieur Joseph », le petit ferrailleur de Clichy est devenu l’hôte des plus hautes autorités de la collaboration. Il sympathisa notamment avec deux anciens repris de justice : Henri Lafont et Pierre Bonny, qui ont dirigés l’antenne française de la Gestapo.
Le commerce avec l’occupant lui a permit d’amasser des sommes colossales. Mais Joseph Joanovici a aussi aidé plusieurs mouvements clandestin et soutenu financièrement la libération de Paris par le réseau  « Honneur de la Police » de la préfecture de Paris.

Vous pouvez consulter son étonnante histoire sur Wikipedia

Ou en lisant la bande dessinée Il était une fois en France aux éditions Glenat.

Construire sa hutte

Cette anecdote est authentique. Dés l’été 1944, les troupes ont pu à nouveau camper. Mais le matériel manquait et notamment les tentes réquisitionnés ou perdu pendant les années d’occupation. (Le scoutisme était interdit en zone occupée). Plusieurs troupes ont alors eu recours à la construction de véritables huttes de patrouille.  

Un village souterrain

Il en existe au moins un à Naours » en Picardie. Il a été construit pour échapper aux hordes de mercenaires de retour des guerres. On y trouve l’ingénieux système de cheminé qui m’a inspiré pour le mystère de Reicha.

Le site du musée http://citesouterrainedenaours.fr

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